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14/12/2017

Prélude à la lettre d’amour que je n’ai pas écrite à mes clients

Il y a 10 jours, je disais à easi : quelle chance d’avoir des clients qui nous font confiance ! Quelle chance d’avoir une équipe et des partenaires qui s’investissent autant ! Tu sais, pour un entrepreneur, la confiance d’une équipe, des partenaires et des clients, c’est vraiment essentiel. En fait, c’est de l’amour. Et c’est cet amour qui nous permet de faire grandir l’entreprise et les gens, de rester en lien avec la réalité des besoins tout en continuant à innover, à rêver…

Et easi de me couper, en regardant innocemment le bout de sa nageoire [pour ceux qui ne le sauraient pas, easi est un poisson et, aussi bizarre que ça puisse paraître, il parle et il écrit aussi] :

— Alors, pourquoi tu ne leur écris pas une lettre d’amour, pour leur dire tout simplement que tu les aimes ?

Il est comme ça, easi. Mine de rien, depuis son bocal, il vous balance des trucs qui paraissent anodins, mais qui finissent par vous obséder.

Et voilà comment vous vous retrouvez, un dimanche soir – 12 février 2017, retour des sports d’hiver, avec une tonne d’e-mails à dépiler – à vous demander pourquoi. Oui, pourquoi diable vous n’avez jamais dit à vos clients, à vos collaborateurs et à vos partenaires à quel point ils comptent pour vous ?

Tandis que je tourne et retourne la question dans tous les sens, easi me glisse malicieusement :

— Ils comptent pour toi, ou tu les aimes ?

— C’est un peu la même chose, non ?

— Ça, c’est toi qui le dis ! Mais si c’est la même chose, alors qu’est-ce qui t’empêche de leur dire que tu les aimes ? Je vais te le dire moi, ce qui t’en empêche : tu as peur.

Quand il cherche à m’embarquer dans ce genre de rhétorique, easi a le don de me faire sortir de mes gonds :

— Peur ? Et de quoi j’aurais peur, Monsieur Le-Poisson-Qui-Sait-Tout ?

— Holà ! Pas la peine de t’énerver, Brendan ! Je vais te le dire : comme tous les humains, tu as peur de cette chose qui n’a pourtant jamais tué personne. Tu as peur du ridicule !

— Pfff ! N’importe quoi ! Je ne vois pas ce qu’il y aurait de ridicule à dire à mes clients et à mon équipe que je les aime…

— Mais moi non plus, Brendan. D’ailleurs, je n’ai pas dit que ce serait ridicule. J’ai dit que la peur du ridicule t’empêchait de le faire.  Tu veux que je t’explique pourquoi ? Parce que cela ne se fait pas trop dans votre monde humain, surtout dans le monde de l’entreprise. Je ne sais pas comment vous en êtes arrivés là. A mon avis, c’est un problème d’éducation, surtout chez les mâles humains… Toujours est-il que, au nom de je ne sais quel professionnalisme, vous n’osez pas exprimer publiquement ce genre de sentiments. En parlant d’amour, vous avez peur de paraître impudiques, ou mièvres, ou sentimentaux, ou pas assez ‘pros’… Bref, en deux mots comme en cent, vous avez peur de vous ridiculiser…

Ça m’agace de le reconnaître, mais il n’a pas tout à fait tort, easi…

Dois-je pour autant me lancer dans de grandes déclarations, écrire une lettre d’amour aux clients d’easiware ? Dois-je dire à ceux qui liront ce billet que je trouve extraordinaire qu’ils s’investissent autant dans notre histoire, bien au-delà de ce que je croyais possible ? Dois-je leur dire à quel point je suis fier d’avoir leur confiance et de voir easiware contribuer à leur réussite ? Leur dire aussi combien je suis ému et plein de reconnaissance quand le directeur du digital de Go Sport, avec qui on vient de signer, me dit, avant même que sa solution ne soit en production, qu’il aime notre marque, qu’il trouve que notre marketing est malin et très attachant, qu’il est prêt à s’engager à nos côtés pour qu’on gagne de nouveaux clients… Faut-il vraiment que je dise tout ça ? Ou tout simplement que je les aime ?

Hein ? Qu’est-ce que tu dis, easi ? Pourquoi tu ris ?

— Euh… Brendan, au cas où tu ne t’en serais pas aperçu, je crois bien que tu viens de le leur dire là, non ?

— Quoi donc ?

— Mais que tu les aimes, bon sang ! Tu vois, ce n’était pas si difficile ! Il suffisait d’être sincère.

Sapristi de peste de petit poisson bleu, il m’a encore eu ! Je viens de comprendre : il voulait absolument que j’écrive un billet qui parle d’amour parce que c’est la Saint-Valentin. Il est comme ça, easi. Il vous tanne jusqu’à ce qu’il arrive à ses fins. Mais cette fois, comment pourrais-je sérieusement lui en vouloir ? Ne vient-il pas de me faire le plus beau des cadeaux en me faisant comprendre combien cela me rend heureux de dire, simplement et en toute sincérité, à ceux que j’aime et qui remplissent ma vie de bonheur, à quel point je les aime ?

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